PHILOSOPHIE / UN SINGULIER HASARD (DE L’IMPROVISATION MUSICALE) par François NICOLAS

« Que ce soit à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, vers le haut ou vers le bas il faut poursuivre, sans demander ce qu’il y a devant ou derrière vous. Toute continuation est tourment. Que chacun choisisse la petite part sur laquelle il est capable de veiller. Ce n’est pas trop peu, car il possède la grâce miraculeuse – ce en quoi il ressemble au Très-Haut – de se révéler dans ce qu’il a de plus infime« 

(A. SCHOENBERG, L’Échelle de Jacob).

 

Patrick CHOQUET m’avait demandé d’introduire ce colloque (« Improvisation et musiques », le vendredi 10 novembre 1995 à Achères) en traitant des rapports entre improvisation et hasard et en donnant si possible à mon propos quelque résonance en direction des sciences. Je me permettrai de le faire en circulant par la philosophie s’il est vrai qu’on ne saurait rapporter arts et sciences sans transiter par elle.

 

HASARD

 

Je voudrais expliciter un rapport subjectif au hasard en le particularisant par opposition à deux voies plus communes.

 

I. « IL N’Y A PAS DE HASARD »

 

La première position dont je souhaiterais m’écarter poserait comme énoncé princeps : « Il n’y a pas de hasard« .

En un sens, les mathématiques adoptent tendanciellement cette position. Le philosophe Jean CAVAILLÈS l’a explicitée dans son dernier article (écrit en 1939 et publié en 1940) : « Du collectif au pari »(1). Il y énonce en effet : « Il n’y a pas de définition mathématique du hasard. […] Le dernier sens du hasard, c’est ignorance. Dire qu’une suite est due au hasard, c’est affirmer qu’on ne pourra trouver de loi mathématique pour la succession de ses termes« .

Selon cette position on nomme « hasard » ce qu’on ne connaît pas, ce qu’on ignore. On énonce alors non pas tant « Il n’y a pas de hasard » que « Il n’y a de hasard que pour autant qu’il y a de l’ignorance« , ou encore : « Ce qu’il peut y avoir de hasard n’est dû qu’à l’ignorance« .

Deux remarques à ce propos :

A. Cette figure du hasard tient au rapport entre fini et infini. Elle engage en effet la question de la connaissance nécessairement finie d’une réalité infinie. CAVAILLÈS prend ainsi l’exemple d’une suite infinie de nombres : on aura beau en connaître beaucoup de termes, on n’en connaîtra jamais qu’infiniment peu si bien qu’on ne sera jamais en état de déduire rigoureusement de cette connaissance la limite de la suite. Toute connaissance d’une situation infinie (et toute situation l’est, pour un moderne) est elle-même finie. Elle découpe donc une île infime dans un océan d’ignorance. Pour agir, il faut cependant trancher, trancher dans l’analyse si l’on ne veut pas qu’elle se poursuive « à l’infini ».

On voit ce faisant qu’ici nous nous mouvons déjà dans l’existence et plus seulement dans l’essence (ou dans l’être pur, comme le fait la mathématique). D’où ma seconde remarque :

B. Cette position mathématique, dans l’être pur, ne vaut pas pour l’existence, pour un sujet. Transposée dans l’existence, la thèse qu’on examine présentement (« Il n’y a pas de hasard« ) serait plutôt celle du paranoïaque qui postule qu’il y a des lois pour tout ce qui se présente à lui apparemment comme aléa, et qui fantasme leur maîtrise sous forme d’un acteur unique, cause cachée de toute la poussière d’événements.

À cette thèse, mathématique en matière d’être, paranoïsante en matière d’existence, j’opposerai, dans l’existence, la thèse : « Il y a bien du hasard« .

 

II. « LE HASARD EST L’ORDINAIRE DU RÉEL »

 

La seconde voie poserait que le hasard est l’ordinaire du réel. Ceci pourrait également se dire : « Le réel est ancré dans le chaos« .

Qu’il y ait un tel chaos du réel peut entretenir des conceptions du monde très différentes qu’il ne saurait être ici question d’unifier.

L’une d’elles soutiendra une logique de type positiviste postulant que les lois qu’on peut connaître ne sont jamais que des régularités apparentes. Selon cette conception, on n’accède jamais à un noyau rationnel et nécessaire du réel si bien qu’on est amené à ne calculer que sur des probabilités.

En une tout autre logique, on pourra rendre synonymes « hasard » et « contingence ». On pourra ainsi poser, avec Jean-Claude MILNER(2) que la science moderne se constitue comme science du contingent plus que du nécessaire s’il est vrai qu’il n’est aujourd’hui de science que de ce qui pourrait être autrement. D’où ce qu’il nomme « le paradigme de POPPER » : si n’est scientifique que ce qui est réfutable, il faut bien que la négation d’une proposition scientifique puisse exister et par là même que la réalité visée par la proposition puisse être autre qu’elle n’est.

Dans les différents cas, on se trouve confronté à un hasard proliférant.

Deux remarques à ce sujet :

A. Cette thèse du hasard comme ordinaire du réel n’est pas en soi un éloge de l’ignorance. Si le hasard, selon une définition canonique, est bien la rencontre contingente de deux nécessités, il y a alors place à la fois pour des lois du nécessaire (lois de chaque composante de la rencontre) et pour un savoir du contingent (a minima un savoir des conséquences de la rencontre contingente une fois celle-ci advenue). La théorie des probabilités s’est développée dans cet espace. CAVAILLÈS l’appelait pour cela « une science se mouvant naturellement dans l’infini« (3).

B. La logique de cette thèse est à mon sens de s’installer moins dans l’être pur que dans l’étant, dans l’être concret, réellement existant. D’où que les sciences ici en cause soient celles de la nature plutôt que la mathématique.

Mais ce qui m’importe de relever c’est que le sujet n’est pas un étant ; il n’existe pas comme existe une chose, un objet ou même un individu.

Il y a en effet une manière de s’installer dans la thèse « Le hasard est l’ordinaire du réel » qui tendrait à dissoudre le sujet et, via l’exhaussement du hasard, qui instaurerait moins l’ignorance ou la passivité que le « sans désir » et donc le « sans loi » (s’il est vrai que « désir » et « loi » sont réciprocables). En effet, si le hasard prolifère, si le contingent déborde le nécessaire, si le chaos excède la loi, alors il convient tout aussi bien au sujet potentiel d’être « sans foi ni loi ». Soit l’appel tendanciel au cynisme.

À cette thèse, physique en matière d’étant, cynique en matière d’existence du sujet, j’opposerai cette thèse : « Le hasard est l’extraordinaire qui ouvre à l’existence du sujet« .

 

III. « LE HASARD COMME SINGULARITÉ, ET COMME GRÂCE »

 

D’où cette position, tracée entre les deux précédentes, qui propose de penser le hasard comme singularité, comme grâce.

Pour cela, ce qui me semble importer dans l’existence, c’est cette opération très particulière du sujet qui va singulariser quelques hasards. Il y a ici une thématique traditionnelle qui associe « hasard » et « rencontre » (le hasard comme rencontre non nécessaire de deux nécessités) que je voudrais reprendre pour illustrer mon propos.

La rencontre amoureuse singularise une rencontre parmi les rencontres sans nombre d’une journée, d’un mois, d’une vie. L’opération consiste à singulariser l’une de ces rencontres, à l’épingler du signifiant « amour », et à la traiter alors comme un événement. Ce hasard singulier reste bien hasard mais il devient constitué subjectivement car il est désormais l’enjeu d’un pari : on va parier que ce hasard ouvre (peut ouvrir) à une histoire singulière. Le hasard de cette rencontre est alors constitué comme donation excédentaire par rapport à l’ordinaire du monde, comme supplémentation gratuite (non nécessaire) et singulière (non répétable et non réductible à l’ordre réglé des rencontres sociales). Le hasard, ce hasard, est alors ce qui va ouvrir à une loi, à une nouvelle loi singulière, loi de fidélité inventive à cette grâce d’une rencontre.

J’emploierai ici le mot « grâce » d’une manière non transcendante et matérialiste : comme la grâce immanente de ces déclinaisons d’atomes chez ÉPICURE, de ces infimes clinamens qui constituent le sel de l’existence.

On peut aussi retrouver trace de ce hasard dans l’espace mathématique lui-même par la manière dont s’y donne la question de la décision. Une décision en mathématique, c’est toujours un axiome.

Le hasard de la décision se donne alors, dans l’espace de la pensée mathématique, sous deux formes privilégiées :

A. Il y a d’abord l’existence de propositions indécidables : on démontre qu’il existe certaines propositions dont ni l’affirmation ni la négation n’est démontrable. C’est dire que ces propositions requièrent très précisément la décision puisqu’on ne peut que choisir « arbitrairement » là où rien du calcul ne permet de trancher. Comme je l’ai indiqué, le nom de la décision mathématique se dit « axiome » ; une proposition indécidable (telle la plus fameuse d’entre elles, dégagée par GÖDEL) est donc ce qui requiert un axiome pour que la pensée aille plus loin et poursuive le travail de la raison.

B. Une des plus importantes de ces propositions indécidables est l' »axiome de choix ». Il se trouve que cet axiome peut précisément être considéré comme ce qui formalise de l’intérieur des mathématiques l’espace propre de la décision comme capacité d’intervention dans une situation infinie(4).

L’idée que soutient cet axiome consiste en effet à affirmer qu’on peut, dans certaines conditions, produire un ensemble infini (l’amener à l’existence) sans pour autant être en état de le construire pragmatiquement : cet axiome décide qu’on peut faire un choix infini simultané même si on ne produit nul algorithme qui l’effectue concrètement. L’axiome de choix constitue ainsi la figure exemplaire, dans l’espace de pensée propre des mathématiques, de la décision de pensée au point même où le calcul défaille, où l’on ne connaît pas, et même où l’on ne peut connaître.

Cet éloge du hasard singulier, entre le double péril de la négation de tout hasard ou au contraire de sa prolifération insignifiante, je l’appellerai donc, après PASCAL mais aussi après CAVAILLÈS, « le hasard d’une décision et d’un pari » ; car on parie, et on ne parie pas tout le temps mais seulement quelquefois, et toujours à des moments hasardeux, imprévus, non réglés à l’avance.

Qu’il y ait un tel hasard plutôt qu’aucun est d’ailleurs une proposition manifestement indécidable. C’est dire qu’on ne saurait la prouver et qu’on ne peut que la décider. Telle sera ma logique.

 

IMPROVISATION

Je voudrais maintenant éclairer comment le type de décision dont je viens de parler peut être celui d’un sujet musicien, d’un sujet en proie aux questions de la création musicale et face à ce qui prend me semble-t-il la forme d’un dilemme : improvisation ou œuvre ? On peut retrouver dans diverses attitudes d’improvisation des équivalences aux trois positions dégagées précédemment en matière de hasard.

 

I. Il y a d’abord une improvisation qui ne mise aucunement sur le hasard et joue exclusivement du savoir accumulé. Cette improvisation se pense généralement comme « composition instantanée ». Elle exalte la maîtrise du discours, la domination de l’idée et écarte comme négligence ou facilité toute aventure imprévue.

On la rencontre le plus souvent aux tribunes des orgues pendant ces offices liturgiques où il s’agit somme toute de produire de petites compositions bon marché aptes à occuper un temps public laissé vacant par les soliloques de l’officiant. En général, on y débite du système tonal en veux-tu en voilà, en sorte que le mot même de « hasard » s’il était prononcé à cette occasion semblerait un gros mot.

Mais beaucoup de grandes improvisation du jazz relèvent également de cette rubrique sans que cela veuille dire pour autant qu’elles soient médiocres ou usurpées. Disons que dans le jazz, beaucoup de musiciens ont été amenés à composer (si l’on appelle ainsi l’invention d’un temps musical propre) quasi exclusivement par le biais d’improvisations : improvisations longuement méditées et parcimonieusement dispensées (Duke ELLINGTON), improvisations soigneusement mûries et précautionneusement variées en une logique quasi-interprétative (Thelonius MONK), vastes flots très progressivement renouvelés d’une plus vaste œuvre (John COLTRANE)…

 

II. Il y a une improvisation qui mise par contre sur un hasard permanent. Ce peut être le jeu laissé au corps, aux doigts, au souffle. Ce peut être le jeu laissé aux rencontres incessantes entre partenaires.

Ce type d’improvisation a pour mérite d’intensifier le sentiment d’existence, d’existence musicale s’entend, qu’il s’agisse d’exister en son corps ou qu’il s’agisse d’exister avec d’autres. Il me semble que cette manière d’exister en musique échoue le plus souvent à dépasser ce sentiment, à excéder la pure sensation. C’est un peu comme cette agréable impression que l’on peut avoir assis à la terrasse d’un café au bord d’une rue fréquentée : on a plaisir à être fouetté par l’incessant renouvellement des visages des passants. Cette succession vous stimule, vous retient mais devient bien vite assez vaine si l’on ne sait plus retenir aucun d’entre eux, si l’on ne peut s’arrêter sur certains traits, sur telle mobilité d’expression. L’afflux et la ronde perdent tout charme si l’on ne peut fixer aucun visage, si l’on ne peut décider lequel mérite de retenir toute votre attention quitte à délaisser désormais le flux qui malgré vous se poursuivra.

 

III. Il y a surtout les improvisations qui cherchent le hasard d’une rencontre imprévue en leur déroulement même. Ce sont celles qui, à mon sens, « méritent » le mieux ce nom d' »improvisation » ; mais leur loi propre – car, on l’aura bien compris, le hasard singulier inaugure une loi tout autant qu’il éclipse momentanément les anciennes – est alors, je crois, d’échouer. Tel est du moins le bilan que j’en ai moi-même fait, passant pour cela du jazz à la composition proprement dite. « Échouer », en quel sens ?

Échouer à être, dans l’instant même, à hauteur de ce qui s’est passé. « À hauteur » voudrait ici nommer la capacité d’épingler l’apparition (la singularité surgie), la capacité d’en tirer immédiatement les conséquences (d’y être aussitôt « fidèle »). Soient deux capacités d’autant plus difficiles à assurer que l’improvisation est souvent collective.

Mais aussi échouer comme le fait un bateau ayant atteint un rivage qui n’était pas son port d’attache. Quel est donc ce rivage heurté qui n’était pas visé, ce sol sur lequel bute l’improvisation sans pouvoir s’y ancrer ?

Je tiendrai que l’improvisation échoue au rivage de l’œuvre.

À mon sens une improvisation ne saurait produire d’œuvre proprement dite, mais tout au plus fournir l’esquisse de son idée première (moins l’esquisse du parcours d’une œuvre future que le pressentiment de son amorce possible, de la pichenette apte à la mettre en jeu). En ce sens l’improvisation est une puissante incitation à œuvrer.

Pourquoi un tel échec ? Car le temps concret de l’improvisation, trop concret, trop peu différencié du temps empirique et chronologique, ne permet pas la composition d’un nouveau temps, d’un temps singulier, celui qui fait exister une œuvre. Le temps musical, celui d’une œuvre, n’est pas le temps qu’on dit « réel ». Soumettre le temps de l’improvisation au temps chronologique, c’est très exactement lui interdire d’œuvrer. Ou encore : le « temps réel » ne saurait être un temps musical. Soit : tout temps musical est un temps différé, différé du temps ordinaire.

La grandeur d’une improvisation serait alors mesurable à l’importance de ce qui de l’intérieur d’elle-même la rompt, brise son cours (académique ou trop aléatoire) de manière immanente et non pas par un forçage volontaire et extérieur.

La grandeur d’une improvisation serait mesurable au vide local qu’elle laisse perler au sein d’elle-même et au bord duquel elle sait s’arrêter et se retenir, plutôt qu’à ses développements savants ou impétueusement contingents.

Le paradigme d’une improvisation réussie, c’est-à-dire réussissant à échouer au bord d’un nouveau rivage, serait pour moi celle de Thelonius MONK, un soir de Noël 1954 à New York, lors de la seconde prise de The man I love, MONK s’arrêtant au cours de son chorus et laissant la batterie et la contrebasse continuer seules, jusqu’à ce que Miles DAVIS, occupant ce soir-là la position du maître de cérémonies, vienne combler le vide soudainement creusé d’un riff rageur, imposant à MONK de reprendre un discours, fut-il convenu. MONK avait pointé là, courageusement, le véritable lieu de l’improvisation.

 

Le meilleur de l’improvisation me semble être dans l’ouverture à une telle grâce, grâce d’une défaillance plutôt que d’une complétude, ouverture courageuse s’il est vrai que l’improvisation échouera nécessairement à être vraiment fidèle dans l’instant même à cette grâce. D’où un côté nécessairement infidèle de l’improvisation concrète, celle qui en pratique doit malgré tout continuer là où l’on ne sait poursuivre, continuer le concert, continuer la soirée, car telle est malgré tout la règle propre de l’improvisation ordinaire.

L’improvisation, comme tension sans résolution entre le désir de composer un temps musical (auquel seule l’œuvre, extraite du temps ordinaire, pourrait pourvoir) et le goût d’un temps empirique qui file, la saveur de l’instant présent, intensifié par la rencontre d’autres musiciens, la faveur de ce temps concret où affluent les sensations, les idées, où mille rencontres s’amorcent. L’improvisation comme rêve d’une fusion entre temps musical et temps ordinaire, entre temps de l’œuvre et temps de l’existence individuelle, plus communément dit : entre musique et vie.

La grandeur de l’improvisation serait de buter sans cesse sur cette faille non pour prétendre la combler de quelque discours convenu mais pour en ajuster les contours, en éprouver les bords et se tenir quelque instant de doux vertige au bord de l’œuvre potentielle, en désir insatisfait d’elle.

Le meilleur de ce que peut produire l’improvisation serait ainsi d’ouvrir sur ses propres ressources cette brèche de l’œuvre d’art. Le meilleur de l’improvisation serait que la rencontre de cette brèche se donne comme hasard, comme don gracieux, non pas comme résultat calculable d’un long parcours. Le prix en est l’impossibilité, séance tenante, d’aborder l’autre rive, celle du labeur œuvrant.

En cette tension toujours supportée entre l’impératif d’arrêter (pour mieux poursuivre ce qui vient singulièrement d’être donné) et la nécessité de continuer malgré cela dans « le temps réel » de la représentation sied le courage propre de l’improvisation. C’est dire aussi sa chance, pour qui du moins voudra bien saisir l’occasion gracieusement offerte.

 

Notes :

(1) Œuvres complètes de philosophie des sciences, p. .631, Hermann (1994).

(2) L’œuvre claire (LACAN, La science, La philosophie), Seuil (1995).

(3) Op. cit.

(4) Cf. L’Être et l’Événement d’Alain BADIOU (en particulier le chapitre 22), Seuil (1988).

 

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