EDITORIAL / VIVANTE COMMUNICATION… par Olivier BRIFFAUT

« A quoi sert d’être connecté à la Terre entière si l’on n’a rien à se dire ?« 

(WOLINSKI, Aveux, 2000).

Le développement des moyens de communication se poursuit et s’accélère ; au service de la relation entre les hommes, ils ne constituent aucunement une fin en soi. Jean-Marc RÉMY nous rappelle que cette évolution est inscrite au coeur de nos sociétés occidentales depuis des siècles. Eric BROUSSEAU et Alain RALLET démontrent qu’Internet – au-delà de la fascination exercée – ne refonde pas complètement l’économie, mais confirme un peu plus la transformation de notre système économique. Par contre, sans doute est-il à noter que l’économie impose une évolution de la manière de communiquer… Jean-Loïc LAMBERT discute alors de la possibilité de dessiner une frontière entre la communication des entreprises et ce qui relève de (la nécessité pour le système financier de) l’information.

Profonde donc, la notion de « communication » ne peut pas être considérée comme une « coquille vide ». L’analyse sociologique montre clairement que communiquer, c’est bien plus que transmettre de l’information, cela participe au premier chef du lien social et engage l’individu, témoin d’une « volonté de s’installer parmi ses semblables« : Anne BERTONI le souligne dans la rubrique « Parchemin de Traverse« .

Évidemment, l’articulation entre les deux notions d' »information » (contenu ?) et de « communication » (contenant ?) peut être avant tout analysée conjointement à l’acte pédagogique et éducatif ; mais dans ce domaine, il peut s’agir aussi d’éduquer les jeunes à communiquer : argumenter… voire écrire. Valérie PERREAU nous présente ainsi une expérience pédagogique dont le résultat s’avère particulièrement probant, eu égard à l’âge de l’auteur (collégienne). Un des lieux les plus appropriés pour une telle éducation est, dans chaque établissement scolaire, le Centre de Documentation et d’Information. On peut lire à ce propos l’interview d’une Documentaliste sensible à ces questions… Où l’on ne peut faire l’économie d’un début de réflexion concernant l’introduction des nouvelles technologies (N.T.I.C.) dans l’enseignement (T.I.C.E.).

Il pourrait être question enfin de la représentation de notre histoire (violente) et du rapport que peuvent entretenir les notions d' »information » et d' »esthétique ». L’analyse audiovisuelle d’Aurélio SAVINI éclaire le débat avec force argumentation : c’est faire œuvre, au sens « noble », de communication.

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