DES MOTS DE L’HISTOIRE… Extraits du Dictionnaire des citations de l’histoire de France de Michèle RESSI, Editions du Rocher, 1990

« Il paraît que la Constitution anglaise interdit à la souveraine de parler politique. La constitution française est moins sévère ; elle ne l’interdit qu’aux journalistes » (Henri ROCHEFORT, La Lanterne, 15 août 1868).

« Les journaux, qui devraient être les éducateurs du public, n’en sont que les courtisans, quand ils n’en sont pas les courtisanes » (BARBEY D’AURÉVILLY, polémiste et critique, adversaire proclamé de son siècle ! Mais si la démocratisation de la presse va de pair avec vulgarisation, voire vulgarité, il y a sous la Monarchie de Juillet un incontestable progrès dans la communication des idées. Ainsi, La Presse, quotidien à bon marché et gros tirages d’Émile DE GIRARDIN est créé en 1836).

« Je ne lis jamais les journaux français, ils n’impriment que ce que je veux » (NAPOLÉON III. Depuis le 23 février 1852, un système de pénalités graduées va de l’avertissement à la suppression, en passant par la suspension. Mais l’auto-censure suffit souvent, surtout que la presse d’opposition n’existe plus – des quelques 200 journaux à Paris en 1848, il en reste 11 après le coup d’Etat du 2 décembre 1851).

« Les journaux sont les chemins de fer du mensonge » (BARBEY D’AURÉVILLY : vrai jusqu’en 1860 où le gouvernement favorisera la multiplication des journaux, faute de pouvoir contrôler leur création ; l’idée est de faire baisser l’audience des opposants en les noyant dans la masse. La liberté sera redonnée à la presse en 1868, sous un Empire plus libéral).

« Son foutu mâtin de journal

Nous a bougrement fait de mal,

Qu’on le foute à la guillotine

Et toute sa clique coquine,

Ah ! ah ! ah ! mais vraiment

Guillotinez-les proprement »

(Impromptu sur le raccourcissement du Père Duchesne. La chanson désigne en fait HÉBERT, directeur du journal le plus populaire, un des « Enragés » – ultra-révolutionnaires accusés par Robespierre de monter la Commune de Paris contre la Convention : le groupe de 19 personnes fut guillotiné le 24 mars 1794 pour « crime de démagogie » !).

Poster un commentaire

Classé dans INFORMER OU COMMUNIQUER ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s