EDITORIAL / FEMMES : EGALES A ELLES-MÊMES ! par Olivier BRIFFAUT

« La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse« 

(Victor HUGO, Post-Scriptum de ma vie).

Les femmes traversent l’histoire de l’humanité avec la sérénité inhérente à la conscience de leur puissance. Mais elles ne s’en servent aucunement pour accomplir des destins bassement masculins comme la conquête du pouvoir.

La puissance féminine s’est toujours exercée pour précipiter durablement un événement majeur de l’évolution d’une société, tel celui de la Révolution française : le 6 octobre 1789, sept mille femmes environ, après avoir obtenu du roi la promesse d’assurer le ravitaillement de Paris, escortent la famille royale de Versailles à Paris ; Choderlos DE LACLOS écrivait en 1783 dans L’Éducation des femmes : « Tant que les femmes ne s’en mêlent pas, il n’y a pas de véritable révolution » !

Si les femmes ont été longtemps privées des mêmes droits que les hommes – et le sont encore largement aujourd’hui dans le monde entier (lire Anne BERTONI) – peut-être est-ce justement parce que leur combat majeur – primordial – est ailleurs : c’est celui de la vie… Et pourtant, d’aucuns ont réclamé, hommes ou femmes, de tous temps, l’égalité des droits : « (Les législateurs) n’ont-ils pas violé le principe de l’égalité des droits, en privant tranquillement la moitié du genre humain de celui de concourir à la formation des lois, en excluant les femmes du droit de cité« , s’interrogeait CONDORCET dès 1787 (Lettres d’un bourgeois de Newhaven à un citoyen de Virginie). La question est toujours actuelle et alimente le débat sur la parité hommes / femmes en politique, comme l’analyse – sous un angle sociologique – Florence BOUGUERET. Notre réflexion est aiguisée, au-delà du simple bon sens revendiquant évidemment qu' »un noble ne peut représenter un roturier, ni celui-ci un noble, de même, un homme ne pourrait, avec plus d’équité représenter une femme, puisque les représentants doivent avoir absolument les mêmes intérêts que les représentés : les femmes ne pourraient donc être représentées que par des femmes« . Mais cette diatribe, restée anonyme, expression d’un courant féministe naissant sous la Révolution, affiche par là même une différenciation sexuelle qui pourrait, dans bien des domaines, notamment artistique (lire Joëlle-Elmyre DOUSSOT et Frédéric BOUCLEY), être revendiquée – heureusement…

Femmes – ô combien respectées : restez égales à vous-mêmes !

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