DES MOTS DE L’HISTOIRE… Une sélection de citations opérée par PAPIERS UNIVERSITAIRES issues des Mots les plus drôles de l’histoire de Bernadette DE CASTELBAJAC

L’opulente reine d’Espagne ISABELLE II, qui mourut au début de notre siècle, s’intéressait de très près aux jeunes gens. Séduite par un musicien à peine sorti de l’enfance, elle lui disait : « J’adore votre musique, mais je suis un peu sourde… approchez-vous, là, plus près de ma cuisse« …

Pourtant l’amour, s’il faut en croire le charmant Louis BOUILHET, ami de FLAUBERT, n’a pas besoin d’un support exceptionnel pour s’épanouir :

« Qu’importe ton sein maigre, ô mon objet aimé,

On est plus près du cœur quand la poitrine est plate

Et je vois, comme un merle en sa cage enfermé,

L’Amour, entre deux os, rêvant sur une patte« .

Paul GAUGUIN allait chercher le paradis à Tahiti et non l’amour des femmes : « C’est une terre, assurait-il, où il n’y a ni serpents, ni pommes. De ce fait, les femmes y sont inoffensives« .

S’il est un homme disert sur les femmes, c’est bien Sacha GUITRY, la femme n’étant pour lui qu’un objet charmant, adorable et sans cervelle : « On devrait avoir le courage, de temps en temps, de tromper les jolies femmes avec des femmes qui ne sont pas jeunes et qui seraient laides. Ca leur apprendrait à vivre« .

Non seulement maigre, mais également d’un âge certain, Mme DE VILLEMENUE faisait des coquetteries à VOLTAIRE. Comme il jetait un coup d’oeil sur le profond décolleté qu’elle avait le tort d’étaler, elle minauda :

« – Comment, Monsieur VOLTAIRE, est-ce que vous songeriez encore à ces petits coquins-là ?

– Petits coquins ? Petits coquins ? Madame, ce sont de bien grands pendards« .

Sur le tard, la pauvre Mlle GEORGE devint très forte. Un jour qu’elle venait de se produire avec le comédien Frédérick LEMAITRE, le public, après la chute du rideau, rappela ces deux célébrités en poussant de grands cris.

« – Donnez la main à Mademoiselle pour la présenter, dit M. HAREL, le directeur.

Vous me prenez pour son cornac, peut-être ! déclara-t-il ».

DUMAS père ne cachait pas son goût pour les femmes. La rumeur publique lui avait attribué comme maîtresse une femme fort maigre. Aussi protesta-t-il : « Sans doute j’y ai songé, mais comme Hercule aux pieds d’Omphale, j’ai filé quand j’ai vu ses fuseaux !« …

La comédienne Pauline CARTON, interprète privilégiée de Sacha GUITRY, n’hérita pendant soixante ans que des rôles de concierge, de cuisinière, de bonne à tout faire… Son physique insignifiant, dont elle accentuait la banalité par un chignon pas plus gros qu’une olive, la cantonnait dans ces rôles de subalternes. Elle était la première à en rire : « Quand j’étais jeune, j’avais un visage lisse et une jupe plissée. Aujourd’hui, c’est le contraire« . Elle confiait à Jean NOHAIN : « C’est agaçant ! Je n’ai jamais pu me présenter à un concours de beauté. On me colle toujours dans le jury« .

Encore belle, mais de dimensions fort imposantes, Mary MARQUET, abordée à la nuit par un monsieur qui proposait : « Vous me permettez de vous accompagner, Madame ?« , répondit, avec hauteur (c’est le cas de le dire) : « Pourquoi ? Vous avez peur ?« .

Vilaine, très vilaine, Mme TRONCHIN était la femme d’un fameux médecin genevois du temps de Louis XV. On demandait à Mme CRAMER, femme d’un officier des Suisses, qui revenait de Genève :

« – Que fait Madame TRONCHIN ?

– Madame TRONCHIN fait peur« .

Au début de notre siècle, assure Paul LEAUTAUD dans son Journal littéraire, la comédienne Berthe CERNY avait adopté comme devise : « Aimez-moi les uns les autres« .

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